Pourquoi je me suis fait vacciner contre la COVID-19…

A l’origine ce ne devait être qu’un post sur les réseaux sociaux, et puis cela s’est transformé en post fleuve, alors je me suis dit que cela pouvait avoir un intérêt de partager cela avec vous ici également.

Pourquoi je me suis fait vacciner (nous avons reçu mon tendre et moi la 2ème dose le 14 juillet dernier) là où de nombreux naturopathes sont farouchement opposés à ce vaccin, voire la vaccination en général ? Et pourquoi je décide d’en parler aujourd’hui ?

Le fait est que je reçois de plus en plus de questions à ce sujet, un peu comme les parents qui face à l’obligation vaccinale pour leur enfant poseraient la question à leur pédiatre si toutefois ses propres enfants sont vaccinés. 

Je ne reviendrai pas sur les bénéfices du principe même de la vaccination, qui est indéniable. Et le nier est de l’obscurantisme pur et simple. La variole n’aurait pas été éradiquée sans la vaccination. De même pour la poliomyélite en Europe. La tuberculose n’aurait pas reculé à ce point en France.S’il y a un sujet potentiel, c’est celui des adjuvants, mais pas celui de la vaccination elle-même. 

Concernant la covid-19, alors oui je pouvais considérer que je n’avais pas de facteur de risque. Une probabilité plus faible de faire une forme grave (bon ceci dit, vu les incertitudes quant aux effets à long terme sur le cerveau et les fonctions cognitives, même une forme légère ne me tente pas franchement), mais c’est voir les choses bien égoïstement. Car il y avait toujours cette épée de Damoclès de risquer de contaminer des personnes à mon insu si j’étais porteuse saine /asymptomatique. 

Alors je l’ai fait entre autres pour limiter les risques de contaminer les personnes plus fragiles que je côtoie. En premier lieu ma maman, qui vit en Lorraine mais à qui je rends visite tous les mois.  Plus d’un an que je ne l’avais pas embrassée ou étreinte à une période de sa vie où le contact physique est si important. Aujourd’hui lorsque je la vois, pas une heure ne passe sans qu’elle ne me réclame un bisou… 

Puis mes autres proches, potentiellement également plus à risque. Et pour ces inconnus avec qui je peux être temporairement en contact. Qui ont peut-être une immunité plus faible malgré leur vaccination, ou qui n’ont pu pour des raisons médicales se faire vacciner. 

Dans un autre registre, quid de tous ceux dont l’activité est au point mort ou fortement ralentie avec toutes les restrictions que nous vivons depuis un an et demi ? Après nous le déluge ?

Car malheureusement tous les autres moyens mis en oeuvre jusqu’alors n’ont pas permis de juguler le nombre de cas. Les gestes barrière trop mal respectés ne suffisent pas.

Et plus égoïstement, car j’ai envie de pouvoir reprendre une vie plus normale… Que nous avons vécu trois confinements (en ville, sans extérieur) et que je ne veux pas en revivre un de plus. Car j’ai envie de pouvoir reprendre une vie sociale – je n’ai pas vu certains de mes amis depuis plus d’un an, en voulant limiter le risque de contracter le virus et de le transmettre à mon insu à mes proches. Pouvoir revoyager. Redécouvrir d’autres horizons. Et enfin pouvoir reprendre une activité professionnelle normale (si l’activité au cabinet a continué excepté pendant le 1er confinement, et que ma 2è activité s’est poursuivie normalement, j’ai cessé les ateliers depuis un an et demi. Toutes les manifestations auxquelles je devais participer ont également été annulées, les activités bénévoles ont été stoppées… ).  
Voilà les moult raisons qui font que je me suis fait vacciner. 

Alors oui ces vaccins sont nouveaux (nous avons opté pour les vaccins à ARNm), mais cette technologie est testée depuis des années dans de nombreux essais cliniques (donc chez l’homme) : contre certains cancers, notamment le mélanome, le VIH, le virus Zika… Et de nombreuses études chez l’animal ont précédé. C’est d’ailleurs entre autres ce qui a permis que le développement de ces vaccins soit si rapide, car la technologie n’est pas vraiment nouvelle. Et comme tout médicament, on considère toujours la balance bénéfice / risque. A court terme, l’expérience montre que le bénéfice l’emporte sur le risque, puisque les effets secondaires restent dans une très grande majorité des cas bénins et passagers. Oui certains effets secondaires plus sérieux existent mais cela reste epsilonesque par rapport à la masse de personnes aujourd’hui vaccinées (ce dont on était peut-être moins sûr juste après les essais cliniques, mais on a aujourd’hui déjà un peu plus de recul. Et mesdames, sachez que vous avez sans doute bien plus de risques en prenant la pilule contraceptive !)

La seule inconnue aujourd’hui c’est sur les effets potentiels à long terme. Mais là, bien malin serait celui qui pourrait affirmer avec certitude que ces effets néfastes existeront. On lit ou entend beaucoup de choses, souvent fantaisistes. Rarement étayées.

Et je suis comme tout le monde. Moi-même je n’en sais rien. Je me suis simplement documentée un maximum au préalable, et m’y suis résolue. Tout simplement car nous n’avons à l’heure actuelle pas d’autres moyens de stopper l’épidémie à l’échelle mondiale. Les seuls pays ou régions qui s’en sortent mieux aujourd’hui (pas forcément en nombre de cas mais en nombre de cas graves et de décès) sont ceux où l’adhésion vaccinale est la plus élevée. 

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