le microbiote vaginal

On entend beaucoup parler du microbiote intestinal, bien moins du microbiote vaginal. Et pourtant, il est sans doute également de première importance. 

Contrairement au microbiote intestinal, le microbiote vaginal est moins diversifié. Il évolue également au cours de la vie (avant la puberté, pendant toute la période de production d’œstrogènes, pendant la grossesse et post partum, après la ménopause), mais aussi pendant les règles (le flux de sang modifiant le pH local).  

La flore est majoritairement composée de lactobacilles (qu’on appelait aussi la flore de Doderlein), qui représentent 60 à 80% de la flore locale, avec comme chef de file Lb. Crispatus, marqueur de la santé vaginale, à l’inverse de Lb. iners. Les lactobacilles permettent de maintenir un pH optimal grâce à la production d’acide lactique.

On réalise qu’aujourd’hui qu’il existe un impact du microbiote vaginal sur les pathologies urogénitales (vaginose, candidose, HPV, Chlamydia, cystites récidivantes…), les troubles de la fertilité. On s’interroge également fortement sur son rôle dans l’endométriose, le SOPK, etc. mais aussi la susceptibilité aux MST.

Parmi les facteurs qui influent sur le microbiote vaginal : le stress chronique (l’hyper corticisme diminue la charge en glycogène de la muqueuse), la contraception (pilule, stérilet hormonal), les traitements antibiotiques (notamment ceux actifs sur les Gram + et donc détruisant les lactobacilles), l’hygiène corporelle (ainsi que la pratique de l’épilation, le mode de protection périodique (attention aux tampons et cups notamment…), les rapports sexuels sans protection très fréquents, l’environnement (exposition aux particules fines…). A noter que le tabac est également un gros facteur de risque pour la dysbiose vaginale (augmentation des amines biogènes qui augmentent le pH vaginal).

On parle de dysbiose vaginale lorsqu’il y a raréfaction ou disparition totale des Lactobacillus. La plupart du temps, cela va être associé à des symptômes cliniques (mais pas toujours). Le cas le plus fréquent est la vaginose, liée à une raréfaction ou disparition des Lb (à distinguer de la vaginite, où il peut aussi exister un déséquilibre du microbiote vaginal, mais surtout une infection avec présence +++ de leucocytes). Les analyses en cas de vaginose révèlent souvent la présence de quantité de Gardnerella vaginalis. A noter que dans ce cas, le traitement par antibiothérapie est souvent un échec à moyen / long terme avec des récidives. Il est alors préférable de travailler sur les facteurs de risque !

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