La maladie de Parkinson

Aujourd’hui j’ai choisi d’aborder le sujet de la maladie de Parkinson. Peut-être l’un de vos proches est-il concerné…  Un peu délicat dans la mesure où il s’agit d’une pathologie lourde où même l’allopathie semble démunie. On sait aujourd’hui ralentir l’évolution de la maladie et atténuer ses symptômes mais pas stopper son évolution. Néanmoins c’est une maladie où l’hygiène de vie peut contribuer à améliorer le confort de la personne.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

Il s’agit d’une maladie neurologique due à la dégénérescence de certains neurones d’une petite zone située au niveau du tronc cérébral : le locus niger ou substance noire.

Locus niger

La particularité de ces neurones est qu’il s’agit de neurones dopaminergiques, i.e. qui produisent de la dopamine (oui vous savez ce neurotransmetteur, dont on parlait plus tôt dans cet article, chargé de transmettre de l’information). Petit à petit ces neurones dégénèrent et la production de dopamine diminue. La dopamine est indispensable pour le contrôle des mouvements, notamment ceux faits de façon automatique (lorsque vous marchez, vous mettez un pied devant l’autre sans même y penser. Lorsque la dopamine fait défaut, il devient nécessaire de réfléchir ce mouvement et de le déclencher consciemment).

La substance noire est connectée aux noyaux gris centraux qui participent principalement au contrôle de la motricité. C’est pourquoi les symptômes caractéristiques de la maladie sont une lenteur des mouvements (akinésie), une rigidité musculaire et des tremblements. Cependant, lorsque les symptômes apparaissent, 50 à 70% de ces neurones dopaminergiques sont déjà détruits. Il peut exister des signes avant-coureurs, mais qui restent non spécifiques : fatigue, difficultés de concentration, dépression… En revanche, un signe caractéristique est que la taille de l’écriture diminue (micrographie).

Son incidence et ses causes

Avec près de 200 000 personnes touchées en France, la maladie de Parkinson serait la 2ème maladie neurodégénérative la plus répandue après la maladie d’Alzheimer (5 millions de cas recensés dans le monde et on estime que le ce nombre pourrait doubler d’ici 2030). Les causes précises ne sont pas encore identifiées, mais l’origine serait multifactorielle. Chez certains c’est un facteur génétique mais il semblerait que ce soit une part infime des personnes touchées. Le plus souvent la maladie apparaît alors qu’il n’y a aucun antécédent familial.

On suspecte (encore) des facteurs environnementaux :  exposition répétée à des pesticides/insecticides, solvants, métaux lourds…  Depuis 2012, la maladie de Parkinson fait d’ailleurs partie des maladies professionnelles dans le régime agricole. L’âge moyen de diagnostic de la maladie est de 58 ans, mais la maladie peut potentiellement apparaître bien plus jeune (l’acteur Michael J.Fox (Ahhh Retour vers le futur, toute une époque) a par exemple été diagnostiqué à… 30 ans !) Je ne rentrerai pas dans le détail du diagnostic qui doit être fait avec précision pour exclure d’autres causes possibles aux symptômes observés.

Plus d’informations sur http://www.franceparkinson.fr/

La prise en charge allopathique

Aujourd’hui les traitements médicamenteux ont principalement pour objectif de pallier le manque de dopamine, en administrant une substance qui soit va mimer son action, soit être un précurseur qui sera transformé en dopamine dans l’organisme, ou encore qui va limiter la dégradation de la dopamine dans l’organisme.  Ces traitements dopaminergiques peuvent en revanche avoir de nombreux effets secondaires : troubles digestifs (nausées, vomissements), troubles du mouvement (dyskinésie), ou troubles du comportement. A noter que la rééducation ou l’exercice physique sont primordiaux.

En quoi la naturopathie peut accompagner le malade ?

Face à cette pathologie, en parallèle du traitement médicamenteux, l’alimentation et l’exercice physique notamment vont être essentiels.

Côté alimentation :

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  • alimentation riche en antioxydants (fruits et légumes frais) : vitamines A, C, E, coenzyme Q10…
  • il est important d’apporter les nutriments essentiels au bon fonctionnement du système nerveux : Magnésium et zinc (au travers des fruits secs), acides gras polyinsaturés (EPA, DHA des huiles de poisson), apport en protéines – de préférence au repas du soir – qui vont être source de phénylalanine et tyrosine, deux acides aminés précurseurs de la dopamine (volailles et viande blanche notamment, morue) , apport de choline qui va servir de précurseur pour l’acétylcholine, autre neurotransmetteur qui intervient dans le contrôle des mouvements (le jaune d’œuf est très riche, à consommer de préférence à la coque pour préserver ses qualités, le jaune doit rester liquide)
  • préserver dans son alimentation une part de cru (salades, crudités).
  • suppression des excitants (café, thé… ) (même si l’on lit parfois que le café aurait un effet protecteur mais cela reste à prouver)
  • suppression des produits laitiers qui vont favoriser l’inflammation
  • de façon générale alimentation qui va favoriser une bonne santé gastro-intestinale (on évite les produits qui favorisent les fermentations, ou agressent la muqueuse intestinale)
  • les troubles du transit pouvant être fréquents, on veillera à bien s’hydrater (eau, infusions)

Côté supplémentation, les EPA et DHA peuvent être apportés directement sous forme de gélules d’huiles de poisson (attention si la personne a par ailleurs un traitement anti-coagulant). Les traitements médicamenteux pouvant être lourds, il peut être utile de soutenir le travail du foie (desmodium ou chardon-marie). En parler à votre médecin traitant au préalable.

Côté activité physique :

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  • Il est important que la personne reste en activité, tout simplement pour préserver la mobilité, l’équilibre et la coordination des mouvements. Ce peut-être des activités douces comme la marche, la gymnastique douce, le vélo d’appartement, yoga, pilates… (minimum 20 minutes par jour).
  • Des étirements peuvent être pratiqués pour lutter contre les raideurs (stretching, ou travail avec un kiné).

Au-delà de ces deux approches majeures, d’autres outils de la naturopathie peuvent contribuer à apporter un mieux-être : gestion du stress et relaxation (la maladie est un stress psychologique en soi), techniques respiratoires et manuelles (massages divers), phyto et aromathérapie, techniques vibratoires (Fleurs de Bach par exemple). La réflexologie également (réflexologies palmaire et plantaire) semble aider à soulager les symptômes (symptômes physiques mais aussi psychiques et émotionnels). De façon générale, tout ce qui va apporter un mieux-être au quotidien ne doit pas être négligé.

 

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