Petits maux de l’été (3) : les moustiques !

Ah les douces soirées et nuits d’été… et ses hôtes indésirables, j’ai nommé les moustiques !

Que ce soit chez vous ou sur votre lieu de vacances, leur compagnie peut être assez déplaisante.

Sous nos contrées :

Les piqûres de moustique restent le plus souvent anodines même si très incommodantes (ceci dit, c’était jusqu’à l’apparition dans l’hexagone du fameux moustique tigre (image en couverture), potentiellement porteur des virus de la dengue ou du chikungunya, fort à parier que certains ont voyagé avec Air Caraibes, Corsair ou Air Austral !). Mais on ne va pas céder à la panique, on recense très peu de cas en métropole (ce serait tout de même le comble de chopper ça sans avoir bougé de chez soi !) 😛

Sous des contrées plus lointaines, le sujet des moustiques n’est pas à prendre à la légère, notamment:

  • dans les zones d’endémie du paludisme (ou malaria), maladie parasitaire qui se transmet via certains moustiques. Non seulement cette maladie est potentiellement mortelle chez certaines personnes, mais aussi une fois infecté, vous serez susceptible de refaire des « crises de palu » (fièvre, tremblements avec sueurs froides et transpiration intense) toute votre vie car le parasite reste dans l’organisme ! Pour de courts séjours, on prescrit en général des anti-paludéens (souvent chloroquine ou quinine). Leur prise n’est pas anodine et il y a souvent des effets indésirables, mais à choisir entre cela ou le risque de contracter le paludisme, en ce qui me concerne le choix est vite fait (tout simplement car il est impossible de garantir une protection à 100% par d’autres moyens). A noter tout de même qu’on note de plus en plus de résistances à ces anti-paludéens. Comme les bactéries, le virus s’adapte !
  • Dans les zones d’endémie de la fièvre jaune, maladie virale transmise via les piqûres de moustiques. Là aussi, la maladie peut être grave et potentiellement mortelle. Il existe un vaccin, à faire 10 jours avant le départ. C’est d’ailleurs la seule vaccination obligatoire pour les voyageurs se rendant en zone endémique intertropicale d’Afrique ou d’Amérique du Sud.
  • Dans les zones d’endémie de la dengue, du chikungunya ou du zika (notamment Antilles, Guyane et Réunion), toutes trois maladies virales. La dengue se caractérise par des manifestations grippales, mais il existe des formes hémorragiques beaucoup plus graves. Chez les jeunes enfants, cela peut entraîner des convulsions si la fièvre est trop élevée. Pour le chikungunya, la fièvre est accompagnée de douleurs articulaires caractéristiques. Quant au zika, les manifestations sont aussi de type grippal, mais restent le plus souvent bénignes, à l’exception de la femme enceinte, le virus pouvant induire de sévères malformations congénitales chez le nouveau-né. Il n’existe ni vaccin ni traitement préventif. Il faut donc se protéger au maximum des piqûres. Les moustiques seront bien plus présents, avec donc un risque majoré, à la saison des pluies. Renseignez-vous avant votre départ !

Ces réjouissances passées, nous allons revenir aux piqûres de nos moustiques communs !

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Alors en prévention, que fait-on ???

  • Si vous êtes chez vous ou maîtrisez un peu votre environnement direct, sachez que les moustiques pondent leurs œufs dans les eaux stagnantes. Ainsi évitez de laisser des zones propices (réceptacles d’eau, bassins avec eau stagnante, coupelles de bacs ou pots de fleurs à l’extérieur…).
  • Si vous êtes dans une zone où il y a beaucoup de moustiques, pour des nuits tranquilles, optez pour la moustiquaire au-dessus de votre lit ! C’est ce qui garantit la meilleure protection (dans les zones tropicales, c’est une pratique courante !)
  • Si vous faites de la randonnée dans une zone infestée, optez au maximum pour des vêtements longs, et plutôt amples car le moustique peut piquer à travers le tissu (les fameux « midges » d’Ecosse ou les moustiques dans certaines régions du Nord de l’Europe en été !). Moins votre peau sera exposée, moins vous risquerez la piqûre ! Certains vont jusqu’à vaporiser leurs vêtements d’anti-moustiques mais il faut savoir qu’il s’agit d’insecticides, qui ne sont pas dénués de toxicité.
  • Sachez que le moustique n’aime pas les courants d’air. Vous serez donc un peu protégés si vous êtes dans le sillage d’un ventilateur ou de l’air d’une climatisation.
  • Vous pouvez aussi vous assurer d’être accompagné d’une personne dont les moustiques raffolent et qui vous servira de paratonnerre ! (je plaisante) (mais cela marche plutôt bien 😛
  • Utilisation des huiles essentielles (et pour mémoire, toujours les précautions d’emploi, attention notamment aux femmes enceintes et aux jeunes enfants) :
    • La citronnelle de Ceylan : c’est un peu l’anti-moustique par excellence. En diffusion ou en application directement sur la peau diluée au préalable dans de l’huile végétale, ou à appliquer sur les vêtements. L’inconvénient est qu’elle n’est pas active très longtemps. Il faut donc renouveler l’application.
    • Le géranium rosat, en application dilué dans de l’huile végétale. D’ailleurs vous pouvez aussi mettre des géraniums à vos fenêtres ! cela contribuera à les repousser !
    • La lavande aspic : elle est anti-toxique et anti-venin. Elle a aussi un bon pouvoir cicatrisant. En diffusion ou en application diluée.
    • L’eucalyptus citronné : c’est aussi un bon répulsif. En application sur la peau, diluée dans de l’huile végétale.

A noter que ces huiles essentielles seront d’autant plus efficaces si elles sont utilisées en synergie.

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Il existe bien entendu beaucoup d’autres produits (sprays, bombes aérosols, diffuseurs électriques…) mais la plupart ont recours à des insecticides chimiques, qui ne sont pas dénués de toxicité. Le plus efficace jusqu’alors reste le DEET (je vous épargnerai son nom détaillé !), mais c’est aussi le plus toxique pour l’Homme ! Comme pour les médicaments, le ratio bénéfice / risque est à apprécier. S’il me paraît largement superflu en France où la prévention reste surtout à titre de confort (piqûres = démangeaisons), la perspective est toute autre lorsque l’on se trouve dans une zone où le moustique peut être vecteur de maladies plus graves. Attention en tous les cas chez les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Concernant les bracelets anti-moustiques, ils seraient inefficaces, quel que soit leur principe actif, chimique ou à base de plantes. De même pour les appareils à ultrasons !

Et si le moustique a été plus rapide que vous et que les piqûres sont là :

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Côté huiles essentielles, la plupart de celles dont nous avons parlé plus haut ont aussi des vertus qui les rendent intéressantes en curatif. A appliquer sur les boutons :

  • Huile essentielle de citronnelle : grâce à son action ant-inflammatoire, elle va aussi calmer efficacement les démangeaisons. 1 goutte pure sur chaque bouton (enfin sauf si vous avez une vingtaine de boutons sur une même zone !)
  • Huile essentielle d’arbre  à thé (tea tree) : il est rarement mentionné pour cette application, mais nous avons pu constater à l’usage qu’il était même plus efficace que la lavande aspic pour calmer les démangeaisons.
  • Huile essentielle d’eucalyptus citronné : il est aussi anti-inflammatoire et antalgique.
  • Lavande aspic : 1 goutte pure directement sur le bouton (là encore, sauf si les piqûres sont très nombreuses !).

L’argile, pour ses propriétés calmantes : sous forme de pâte déjà prête ou à reconstituer dans l’eau. A appliquer en couche épaisse pendant une heure.

L’aloé vera (gel pur), pour ses propriétés calmantes et apaisantes.

Le vinaigre de cidre ou vinaigre blanc, qui vont agir comme antiseptique naturel. A appliquer sur la piqûre avec un coton pendant quelques minutes. A renouveler si nécessaire.

L’homéopathie : Certains utilisent notamment des granules d’Apis Melifica. Première prise 15 CH puis 5 CH tous les quarts d’heure. Personnellement, la seule fois où j’ai testé cette approche n’a pas été très probante. Mais les piqûres étaient très nombreuses, particulièrement gonflées, et je n’ai sans doute pas respecté la prise tous les ¼ d’heure. A voir donc.

On trouve beaucoup d’autres astuces (que je n’ai pas testées), si le cœur vous en dit : ail, oignon, pomme de terre coupée, le basilic… Tout est dans la cuisine finalement !

En espérant que cela vous permette de passer un été plus tranquille ! 🙂 Belles vacances !

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