Bien choisir son naturopathe

Comme évoqué dans la présentation de la naturopathie, la profession n’étant pas réglementée, on trouve aujourd’hui des praticiens issus de formations très hétérogènes. Voire… sans formation. Afin d’éviter tout risque de déconvenue, il est donc préférable de s’orienter vers un praticien issu d’une école affiliée à la FENA (Fédération Française des Ecoles de  Naturopathie) ou membre de l’APHN ou de l’OMNES.

Personnellement, j’ai choisi l’ISUPNAT tout d’abord car elle est agréée par la FENA. Ainsi, les écoles membres de la Fédération répondent ainsi à une certaine charte de qualité : programme conforme à un tronc commun validé et au moins 1.200 heures d’enseignement en présentiel (dont beaucoup de pratique). Sont également prévus des stages en immersion professionnelle.

A noter qu’il existe aussi de plus en plus de formations à distance (e-learning ou autres). Je reste dubitative vis-à-vis de ce type de formation. Le programme semble souvent plus léger (les écoles affiliées à la FENA s’engagent à assurer au moins 1200 heures en présentiel). Et surtout, la naturopathie demande de la pratique, ce qui n’est pas (ou peu) possible si la formation se fait à distance.

Une fois cette première sélection faite, tout dépend de vos attentes et votre sensibilité. Certains ont une approche plus pragmatique alors que d’autres seront plus axés sur l’énergétique (magnétisme, techniques vibratoires…). J’ai notamment en mémoire l’un de nos enseignants qui en fin de consultation a proposé à la personne s’étant prêtée au rôle de « cobaye » pour nous autres étudiants, les coordonnées d’une… astrologue ! (je pense que si les naturopathes que j’ai moi-même consultés personnellement m’avaient fait cette proposition je serais partie en courant !!!).

Certains ont parfois complété leur formation de naturopathe par une autre compétence (réflexologie, Fleurs de Bach, massages non thérapeutiques…). Il peut être intéressant dans ce cas de choisir selon vos envies/besoins.

A noter que la démarche est personnelle (on ne consulte pas pour son mari ou son épouse !) (mais on peut toujours essayer de le convaincre !), exception faite des jeunes enfants, où le parent pourra accompagner l’enfant lors de la consultation.

Comment se passe une consultation ? 

Une première consultation dure en moyenne 1h30 (1 h pour une consultation de suivi). Le naturopathe réalise ce qu’on appelle un « bilan de vitalité » (contrairement à un médecin, il n’établit pas de diagnostic).

Pour cela, il/elle va réaliser une anamnèse très détaillée (questions diverses) :

  • sur vos attentes : est-ce une approche plutôt préventive, ou souhaitez-vous aborder un point plus particulier (arrêt du tabac, amélioration du sommeil, soulagement de petits maux ou désagréments…)
  • sur vos habitudes : mode de vie, alimentation, sommeil, activité physique, environnement familial et professionnel…

Ceci sera également complété par :

  • un bilan morphologique (morphologie générale, forme du visage, du crâne, des mains…). L’étude des formes, des densités, des volumes du corps permettrait en effet de définir les organes forts et les organes faibles.
  • un bilan iridologique (examen de votre iris à l’aide d’une loupe ou d’un iridoscope). Dans l’iris se projettent de nombreuses terminaisons nerveuses, chaque organe ayant une zone réflexe (un peu à l’image de la réflexologie où chaque point particulier du pied ou de la main va correspondre à un organe). L’examen de l’iris est réalisé en complément du bilan morphologique et peut apporter des informations additionnelles quant aux faiblesses éventuelles.

Tous les naturopathes n’utilisent pas systématiquement l’iridologie. En ce qui me concerne, je reste précautionneuse concernant l’interprétation qui peut en être faite.

A noter que le naturopathe est tenu au secret professionnel : tout ce que vous lui direz restera confidentiel (Article 5 du code de déontologie du naturopathe).  

Une fois toutes ces clés en main, le naturopathe va vous expliquer quelles sont les causes potentielles des troubles que vous pourriez avoir, et voir avec vous ce qu’il est possible de mettre en place pour réduire ou éliminer ces désagréments. Avant tout, le naturopathe va vous prodiguer des conseils d’hygiène de vie.

Si le praticien ne vous conseille aucun changement dans votre hygiène de vie mais simplement une liste de compléments alimentaires, méfiez-vous (ou fuyez, c’est plus simple !). Pour être clair, une personne qui a des troubles importants du sommeil (qui s’avèrent liés à un stress majeur) ne résoudra pas son problème simplement avec une gélule de plantes sans apprendre à gérer son stress.

En tous les cas, un naturopathe ne doit pas : 

  • vous ausculter ou vous demander de vous déshabiller (le bilan morphologique se fait habillé)
  • vous prescrire d’examens (il n’est pas médecin)
  • vous demander d’arrêter un traitement médicamenteux en cours. Tout au plus il vous conseillera de poser la question à votre médecin traitant
  • poser de diagnostic et intervenir en lieu et place du médecin
  • vous déconseiller d’avoir recours à la médecine allopathique (qui reste une médecine d’urgence qui est la plus appropriée dans certains cas)
  • vous demander de lui acheter des compléments alimentaires en direct
  • vous imposer plusieurs consultations (vous êtes libre de revenir si vous le souhaitez) (ou pas !).

Il sera également important qu’il s’établisse une relation de confiance. Le naturopathe se doit d’être à l’écoute, de rester neutre et tolérant, et d’avoir une approche pédagogique. Donc si le courant ne passe pas, ce n’est peut-être pas la personne qu’il vous faut !

Enfin, concernant le coût d’une consultation, tout dépend si le praticien est établi en province ou en région parisienne, de la durée de la consultation. A noter cependant que certaines mutuelles prennent aujourd’hui en charge les consultations.

Edit du 13 décembre : A l’occasion de la journée nationale de certification de la FENA, Fédération française des écoles de Naturopathie, Daniel Kieffer, vice-président de la FENA, et président du CENATHO (avec l’ISUPNAT, écoles de naturopathie les plus connues) a rappelé combien la naturopathie était une pratique de terrain. J’avais omis de préciser ceci à la base dans cet article mais cela va mieux en le disant. On voit aujourd’hui se multiplier les naturopathes proposant des consultations à distance (via skype, téléphone, ou autre moyen en ligne). Pour Daniel Kieffer, ceci est une aberration (je suis également très dubitative sur cette démarche). Il est important que le bilan de vitalité se fasse de visu. Accorderiez-vous du crédit à un médecin réalisant sa consultation par téléphone ? Sans nul doute que non. 

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